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Une journée d’essai peu convaincante

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule et le hasard fait parfois bien les choses. C’est pourquoi le samedi où j’ai été voir le van et où j’ai reçu une réponse positive de la part de Christophe suite à mon offre, j’ai aussi obtenu un entretien pour un travail. Il s’agissait d’un poste dans une écurie pour lequel j’avais répondu à une annonce sur Gumtree. Quoi de mieux en effet, pour une passionnée de chevaux comme moi, que de trouver une place dans ce milieu ? Certes le travail en soi n’était pas idéal puisqu’il ne permettait pas de monter à cheval mais ça pouvait toujours permettre de mettre un peu d’argent de côté pendant quelques semaines tout en faisant quelque chose qui me plait. Le rendez-vous pour l’entretien a été fixé au lendemain, dimanche. Oui, parce que dans le milieu du cheval, le jour du Seigneur n’est en aucun cas un jour de repos, bien au contraire !

Essai aux écuries

Il était convenu que Faye et sa mère viennent me chercher à la gare de Lilydale à 15h. S’il y a une chose que je déteste, c’est être en retard pour les rendez-vous importants. Celui-ci en était un, j’ai donc pris la peine de me renseigner la veille sur les lignes de train et sur les horaires de départ. Pas de chance, journée de travaux oblige, le voyage qui aurait dû durer 45 minutes a été un long parcours du combattant où se sont enchainés pendant deux heures les bus et les trains. Tout est bien qui finit bien, je suis tout de même arrivée à bon port. Le problème suivant était de retrouver Faye et sa mère, sans avoir la moindre idée de ce à quoi elles ressemblaient. Problème vite résolu lorsque j’ai vu débarquer un 4×4 avec le nom des écuries imprimé sur la vitre arrière. Une fois bien ficelées dans la voiture, nous voilà parties en direction du McDonald’s. Peu commun comme lieu d’entretien, je vous l’accorde. Arrivées là-bas, on s’installe et pendant que la fille commande ses frites, la mère me demande de parler de moi, de mon expérience, etc. Bref, des questions bateau avec des réponses tout aussi bateau ! Revient ensuite la fille, qui me repose les mêmes questions, puis débarque la chef d’écurie, à qui je dois encore une fois déblatérer mon discours. Merci les filles, on aurait pu faire ça en une fois et ça m’aurait sauver un peu de salive, mais il faut voir le bon côté des choses, c’est une bonne occasion de pratiquer mon anglais. Pour elles, je suis du pain béni ! Cet élan d’enthousiasme me parait un peu exagéré mais tant mieux ! C’est que jusque-là, m’expliquent-elles, elles n’ont eu à faire qu’à des backpackers à la recherche d’argent  et certes volontaires, mais qui n’y connaissaient rien aux chevaux et il est vrai que ce n’est pas très pratique. Tout ce petit monde est bien sympathique mais je déchante un peu en les entendant me dire qu’elles ont besoin de quelqu’un qui reste jusqu’à mi-août. Pour pouvoir renouveler son visa, il faut avoir occupé certains types de postes (dans les fermes, l’élevage, les mines, etc) durant trois mois et dans des régions un peu reculées des grandes villes. Si un poste dans des écuries compte pour le renouvellement du visa, celle-ci est trop proche de Melbourne pour que les jours travaillés soient pris en compte. Rester dans cette écurie pendant trois mois sans que cela ne serve à renouveler mon visa et en touchant seulement 200 dollars par semaine, voilà un tableau qui ne m’enchante que moyennement. J’essaie de positiver en me disant que ce serait une belle expérience que de vivre avec ces Australiennes pendant un temps et j’accepte une journée d’essai le mercredi suivant. Après tout, ça n’engage à rien et ce sera l’occasion de parcourir quelques kilomètres avec le van.

Le mardi soir, j’ai donc pris la route pour les écuries et je suis arrivée dans le noir le plus total, dans cet endroit bien reculé de la vie citadine à laquelle je m’étais habituée. La grille est fermée mais Faye ne répond pas au téléphone. Après quelques minutes j’ose entrer et m’avance sur le chemin. Je n’y vois absolument rien en dehors de ce que les phares du van me donnent à voir et je ne sais pas où me diriger pour trouver un signe de vie. Finalement la mère de Faye est arrivée et m’a guidée jusqu’à la maison. J’ai passé la soirée avec cette joyeuse bande de cavalières et je suis allée me coucher dans mon van. Au petit matin, je me réveille face à de grands prés verdoyants, plein de chevaux. Et de vaches ! Il me semblait bien que ce n’était pas des hennissements que j’avais entendus pendant la nuit, me voilà rassurée sur mon état de santé mentale. J’ai retrouvé Danny, la chef d’écurie, pour commencer cette journée d’essai. Tous les chevaux vivent au pré, sauf deux, voilà qui ne fait pas beaucoup de boxes à faire, c’est une bonne nouvelle ! On entame le nettoyage des boxes et lorsque nous avons fini, Danny me tend un râteau pour bien gratter le fond. Un râteau ! Mais pas le genre de râteaux que l’on trouve dans une écurie. Non, c’est un râteau comme celui que vous utilisiez sur la plage pour faire des châteaux de sable… à six ans. Me voilà donc amusée, jusqu’à ce que j’ai passé quinze minutes le dos courbé à gratter le sol avec mon nouveau joujou. Est ensuite venu le temps de nourrir les chevaux. Les seaux sont près, il n’y a plus qu’à les charger sur la petite remorque attachée derrière le quad et c’est parti. Ce fut long… Très long ! Pour chaque cheval, il faut enlever une ou deux couvertures pour en remettre une ou deux autres, en fonction de la météo. J’ai vite compris que j’allais passer ma journée à nourrir, couvrir et découvrir des chevaux et la perspective de faire ça pendant trois mois pour des clopinettes et sans que ça ne serve à renouveler mon visa me persuade que non, ce n’est pas pour moi ! Il devait être midi, nous n’avions toujours pas fini de nourrir les chevaux et je savais déjà que je ne resterais pas. L’après-midi, le râteau a fait son grand retour pour le nettoyage des prés. Il s’agit juste d’enlever les crottins, drôle de concept quand on sait que cela fait pourtant du bon engrais. Bref, me revoilà à jouer du râteau par terre, histoire de raviver les problèmes de dos que ma kiné avait patiemment mis deux mois à faire passer. Une fois le nettoyage terminé, c’est reparti pour la tournée de nourriture et pour le festival de couvertures. Bilan de la journée : il fait nuit noire depuis une bonne heure déjà quand nous avons terminé, mes bottes ont tellement pris l’humidité qu’elles sont trouées, les douleurs dans le dos sont difficilement supportables et pour la première fois de ma vie, je me suis ennuyée dans une écurie. Ma décision est donc sans appel : sauve qui peut ! J’ai annoncé cela à Faye, avec diplomatie évidemment. Je suis tout de même invitée à passer la nuit sur place, à prendre une bonne douche chaude et à partager un dernier repas avec la famille, avat de reprendre la route pour de nouvelles aventures !

 

L’achat du van

Une maison roulante, c’est tout ce qu’il me manquait pour commencer un road trip en bonne et due forme. C’est chose faite ! Il y a un peu plus de quinze jours que j’ai acheté un van et que je ne le quitte plus !

Gus Gus

Nombreux sont les backpackers à acheter un véhicule pour parcourir le pays sans être dépendants des moyens de transport. Simple voiture, break (ou station wagon comme on les appelle ici), 4×4 ou encore campervan, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets ! Tout dépend des critères de chacun ! Certains préfèreront le côté économique de la voiture ou du break, qui laissent respirer votre porte-monnaie, aussi bien à l’achat que lors des nombreux pleins qui suivront, d’autres vont opter pour plus de confort en choisissant un van. Les bourlingueurs de première catégorie , quant à eux, pencheront pour un 4×4, histoire de ne rien manquer des contrées les plus éloignées et difficilement accessibles. Quelque soit le véhicule choisi, il aura ses inconvénients et ses avantages.

Lit Gus Gus

En préparant mon voyage, j’avais longtemps hésité entre le station wagon, économique et dans lequel il est possible de dormir, et le van. J’ai finalement opté pour le van, car mon voyage étant sensé durer plusieurs mois, je préférais avoir un minimum de confort et plus d’espace pour ranger mes affaires. Un van consomme beaucoup et ce sont généralement des véhicules assez vieux, affichant déjà au compteur quelques tours du pays. On sait quand on achète un de ces vieux tanks qu’il y aura inévitablement des réparations à faire à un moment donné, on espère juste que notre compagnon ne nous lâchera pas au fin fond du bush australien. C’est le jeu ! Je ne regrette pas mon choix, surtout après avoir observé un couple se débattre avec toutes leurs affaires et leur matériel pendant vingt bonnes minutes pour pouvoir réorganiser le petit espace que leur offrait leur break et pouvoir y installer leur lit.

Acheter ce genre de véhicule est très courant ici. Partout dans les auberges de jeunesse, vous trouverez un panneau d’affichage où les annonces se battent les unes avec les autres pour attirer l’attention de potentiels acheteurs. On peut aussi trouver des annonces sur Gumtree, l’équivalent de leboncoin.fr chez nous, ou sur des groupes Facebook créés par des backpackers pour des backpackers. Le mieux est de voir plusieurs vans, histoire de pouvoir comparer les prix et de trouver celui dont l’aménagement vous plaira le mieux. Comme d’habitude, je donne des conseils mais ne les suis pas, car je n’ai vu qu’un seul van. En vrai, je veux dire, car j’ai évidemment passé les dernières semaines à éplucher toutes les annonces pour voir ce qui me plaisait et ne me plaisait pas. D’ailleurs, j’étais tombée sur le van que j’ai acheté, mais je n’y avais pas prêté attention ! Trop vieux ! Trop de kilomètres ! Au début, je voulais passer par un revendeur qui promettait des garanties, plutôt rassurant quand on n’y connait rien et qu’on a qu’une peur : l’arnaque. Je me suis donc rendu chez Travellers Auto Barn à Melbourne, qui loue et vend des véhicules, mais il s’est avéré qu’aucun de leurs petits vans n’était à vendre et que seuls les gros étaient disponibles. De beaux vans, grands, dans lesquels on peut se tenir debout, équipés jusqu’au bout des roues, avec micro-ondes s’il vous plait, pour la modique somme de 12 000$ ! Tout est dit, je me débrouillerais donc comme tout le monde, en achetant à un particulier.

Intérieur Gus Gus

Je me suis donc décidée un jour à envoyer un message à un vendeur, mais celui-ci venait de partir vers Sydney car il n’arrivait pas à vendre son van à Melbourne. Il m’a tout de même donné le numéro d’un de ses amis, avec qui il avait voyagé, qui vendait également son van. J’ai donc pris contact avec Christophe et on s’est donné rendez-vous le lendemain, samedi, sur un parking. Caroline, une amie rencontrée à Melbourne est venue avec moi, deux avis valant mieux qu’un ! Au premier regard, ce van fait forcément sourire, grâce à sa petite touche personnelle : un gros lapin rose en peluche est attaché à l’avant. Nous avons fait le tour du van, regardé l’intérieur, l’extérieur et discuté avec son propriétaire. Sur le chemin du retour, une chose était sûre, on s’y voyait bien ! Reste toujours l’inconvénient de l’âge et des kilomètres, qui poseront peut-être problème pour la revente à la fin de mon aventure, mais en attendant, le van a l’air d’être en forme et d’avoir été bien entretenu, factures à l’appui. Ce n’est pas vraiment la bonne saison pour revendre un van à Melbourne car c’est l’automne et que tous les backpackers sont partis chasser le soleil plus au nord. Ce sera donc un problème pour moi quand le temps sera venu de revendre le van, mais pour cette fois-ci, ça joue en ma faveur puisque les prix baissent. Mis en vente à 6 900$ au départ, puis baissé à 5 900$ et enfin à 4 900$, j’ai acheté mon nouveau compagnon de route pour 4500$.

Le lundi matin, après ma dernière nuit à l’auberge, je suis allée directement à la banque pour retirer les sous et j’ai retrouvé Christophe dans l’après-midi. Nous avons fait les papiers, il m’a montré tout ce que je devais savoir, puis est venu le temps pour lui de partir vers l’aéroport pour la fin de ce qui a été une grande aventure. Inutile de préciser que comme à chaque fois que je vois un backpacker rentrer chez lui, j’ai un pincement au coeur car j’imagine ce qu’il laisse derrière lui, tout ce qui m’attend en somme et je pense au jour où ce sera mon tour. De la nostalgie avant l’heure, en gros. Après son départ, je me suis donc retrouvée toute seule avec mon nouveau carrosse, à la fois euphorique et pas très à l’aise. Il est de coutume de donner un petit nom à son van. Celui-ci s’est d’abord appelé Lara, nom de la ville où il avait été acheté par son premier backpacker, puis Van Pruneau, en référence à la ville d’origine de Christophe, Agen. Avec moi, ce sera Gus Gus le Manouche (Gus Gus suffira). Pourquoi ? Comme ça, j’avais envie.

Cuisine Gus Gus

Chaque véhicule doit passer par la case « registration« , l’équivalent de la carte grise en France. La « rego », de son petit nom est valable un an, ou par tranches de trois, six ou neuf mois selon les états. Chacun a ses règles. Dans le Victoria par exemple, comme dans la majorité des états d’ailleurs, pour pouvoir renouveler la rego, il faut que le véhicule passe un Road Worthy Certificate, une sorte de contrôle technique qui est valable un mois. Christophe avait fait passer le RWC au van environ dix jours avant l’achat et la rego de Gus Gus est bonne jusqu’à février 2015, je suis donc tranquille jusqu’à l’année prochaine. C’est très pratique car ça évite d’avoir trop de frais d’un coup (achat et registration). Je vous conseille d’acheter un véhicule qui a déjà passé le RWC, ça vous évitera de mauvaises surprises. Un ancien compagnon de chambre avait acheté une voiture à Sydney sans le RWC. Résultat : elle n’a pas passé le contrôle, il a donc acheté une voiture avec laquelle il ne peut pas rouler et qui est encore aujourd’hui garée quelque part à Sydney. L’état du Western Australia est connu pour avoir les regos les plus faciles à renouveler car il ne demande pas ce fameux RWC. Certains cherchent donc des voitures immatriculées dans cet état. Personnellement, je les évitais car le RWC est une sorte de garantie de sécurité, en théorie du moins. Les papiers de vente du véhicule sont en fait un transfert de registration. Il vous suffit une fois les papiers remplis de vous présenter au service concerné (VicRoads dans mon cas) pour effectuer le transfert. Vous y paierez au passage les taxes qui accompagnent l’achat. Celles-ci sont proportionnelles au prix du véhicule, alors évidemment nombreux sont ceux qui se mettent d’accord pour inscrire sur le papier un prix inférieur au prix réel, pour faire quelques économies au passage. C’est mal, mais le backpacker est souvent pauvre. Autre point à savoir, avec la rego, vous bénéficiez automatiquement de l’assurance obligatoire qui vous couvre au cas où vous auriez la malchance (ou la sordide idée) de renverser un piéton et de le blesser. Pour tout ce qui est matériel, vous n’êtes pas obligés de prendre une assurance mais c’est fortement conseillé. Quand on voit toutes les belles voitures qui roulent ici, on imagine le prix à payer en cas de dégâts. je n’ai pas encore fini de m’occuper de cette assurance mais je ferai un point lorsque ce sera fait. Rassurez-vous, le point final de cet interminable article arrive. Cela faisait longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles alors je compense en écrivant trop. L’effet Gus Gus, probablement !

 

Les auberges de jeunesse

Partir en voyage pendant un an implique inévitablement quelques séjours dans ces “hostels”. Mon expérience des auberges de jeunesse se limitait jusque-là à celles d’Angleterre, que j’ai fréquentées à plusieurs reprises, mais une chose est sûre : ici, rien à voir !

En Australie, les hostels sont faits pour qu’on puisse y vivre, car nous sommes nombreux à y rester pendant un certain temps. On y trouve donc une cuisine et une salle à manger avec de grands frigos et des placards pour que chacun puisse y laisser sa nourriture et se faire à manger. Vous pouvez y entendre parler anglais avec de nombreux accents différents, signe que ce sont vraiment des lieux regroupant des gens du monde entier. Ceux que l’on retrouve le plus sont les Asiatiques (je ne saurais dire de quels pays exactement), les Anglais, les Allemands et les Français, sans aucun doute.

cuisine-auberge

Je suis toujours dans la même chambre depuis le début et j’espère ne pas avoir à en changer, maintenant que j’y suis installée. Installée c’est un bien grand mot. Les chambres ont des airs de jungle où les vêtements et les serviettes pendent sur les barreaux des lits de manière assez peu ordonnée. Par terre, le sol ressemble à celui de ma chambre en France : tout y est entassé et poussé sur les côtés pour y laisser un espace de circulation jusqu’aux lits du bout. Là-dedans, chacun trouve un petit espace pour y poser sa valise ou son sac à dos et s’organise comme il le peut. L’alcool est interdit dans les chambres, alors forcément, les poubelles sont pleines de bouteilles vides.

Est-ce qu’on y dort bien ? Je ne sais plus de quand date ma dernière nuit où rien n’est venu troubler mon sommeil ! C’est le jeu, le prix est accessible, mais il faut faire avec les nuisances sonores ! La rue, pour commencer, est très bruyante. Ensuite il y a les allées et venues des habitants, la lumière, les lits qui grincent et surtout, les odeurs de pieds, de fenec et les ronfleurs ! Une merveille ! Et pourtant, c’est une vie assez amusante, le tout est de savoir que ce ne sera pas comme ça durant toute l’année. La technique pour survivre, c’est de faire partie des semeurs de trouble. C’est cruel, je sais, mais ça se passe bien mieux les jours où je fais partie des couche-tard et de ceux qui décident de regarder un film à une heure du matin.

chambre-auberge

Vivre dans une auberge de jeunesse, c’est être témoin de moments assez spéciaux. Le débarquement des ronfleurs chinois, l’autre soir, nous a valu une nuit peu reposante. A 19h, les cinq hommes dormaient déjà, ronflant de tout leur coeur. Un d’eux s’est levé plusieurs fois dans la nuit, sans oublier à chaque fois de remettre sa chapka sur la tête, sa veste en cuir et son appareil photo autour du cou. Expédition photographique aux toilettes ou technique anti-vol ? L’histoire ne le dit pas. Une autre nuit, c’est un homme d’une quarantaine d’années qui a débarqué assez tard, vêtu de son costume de travail, tel un pingouin et qui s’est lentement avancé dans le noir, toujours à l’image de cet animal, balançant d’une jambe sur l’autre, couvrant à chaque pas un nombre de centimètres assez limité, pour enfin venir s’échouer sur son lit, tout habillé, les chaussures vernies toujours aux pieds et se mettre à ronfler au point que tous les autres aient soudain des envies de meurtre. Heureusement le Tasmanien qui dormait juste au dessus est venu détendre l’atmosphère en jurant dans son sommeil, nommant je ne sais quelle jeune fille par des petits noms pas très catholiques. Il ne faut pas non plus oublier de parler de ces deux dindes allemandes qui partagent ma chambre depuis bien trop de jours déjà et qui ne font que glousser et parler à haute voix à toute heure du jour ou de la nuit, se moquant bien du dérangement que cela peut causer aux autres habitants. Cela n’a pas manqué de provoquer un remake de la guerre 39-45 entre ces bécasses et une amie française qui a dormi ici ce weekend. Conflit qui a payé, à en croire par le silence qui a suivi et la découverte magnifique que nous avons faite : oh miracle, elles savent donc chuchoter ! Telles sont les nuits dans nos dortoirs !

Et si on parlait des vols ? C’était ma grande angoisse mais je me suis un peu détendue en arrivant. A en juger par tous les téléphones, ordinateurs et autres objets de valeur qui trainent dans les chambres, le risque ne doit pas être si grand. Toujours est-il qu’il existe. On aimerait d’ailleurs dire au jeune homme qui a laissé un mot dans la cuisine, que s’il veut revoir son appareil photo dernier cri et son Mac Book, à priori mystérieusement “perdus”, il va falloir offrir un peu plus que 1500$ de récompense, car celui qui a miraculeusement “trouvé” le précieux trésor pourra récupérer une somme bien plus importante que celle-ci s’il revend les objets. Quoiqu’il en soit, ma valise est cadenassée, c’est une petite sécurité qui ne coûte rien !

 

Premiers pas à Melbourne

Melbourne, deuxième ville d’Australie et capitale de l’état du Victoria, m’accueille chaleureusement depuis une semaine déjà. C’est dans cette même ville que le voyage familial de 1996 avait également commencé. Je ne me souviens que vaguement de l’hôtel, mais je revois encore mon père nous montrer à mon frère et moi, joyeux petits marmots, que de ce côté-là de l’équateur, dans les lavabos, l’eau s’écoule dans l’autre sens. A cet âge-là, c’est fou comme on s’émerveille d’un rien !

Pour commencer mon séjour à Melbourne, je m’étais payé le luxe de rester deux nuits à l’hôtel avant de migrer vers une auberge de jeunesse, de peur d’être un peu perdue en arrivant et de me faire voler toutes mes affaires dès le premier soir. Se faire voler ses affaires, encore faudrait-il en avoir ! Ce n’était pas vraiment mon cas puisque rappelez-vous, mon bagage m’avait lâchement abandonnée lors de l’escale à Doha. La compagnie m’avait dit qu’il serait livré le lendemain, alors forcément, mercredi, toujours rien !  Ce n’est que le jeudi matin, en me réveillant à 8 heures que j’ai pu écouter le message vocal de la Qatar qui m’avait appelée une heure plus tôt. N’ayant pas réussi à me joindre, ils ont visiblement appelé l’hôtel, puisque le petit monsieur de la réception est venu frapper à ma porte, me trouvant dans mon superbe pyjama Qatar, les cheveux en révolution et les yeux encore bouffis. Tout est bien qui finit bien, la valise est arrivée juste avant que je ne quitte l’hôtel. Inutile de préciser qu’elle est arrivée cassée. Une sangle a été arrachée, ce qui a un peu déchiré le tissu du sac. J’espère que ça tiendra. Il faudra quand même que je prépare un petit mot doux pour la compagnie.

L’hôtel, j’aurais pu m’en passer. Certes, c’était bien pratique d’y trouver du savon  et des serviettes de bain, puisque je n’avais pas mes affaires, mais aller de l’aéroport à mon auberge de jeunesse avec les transports, c’est très simple, même en arrivant le soir. En revanche, ce qui l’était un peu moins, c’est de tirer mes 23 kilos de bagages de l’hôtel à la gare la plus proche, de faire la vingtaine de minutes de train qui me séparait du centre ville et de retirer mon fardeau pendant une vingtaine de minutes jusqu’à mon auberge, où il a fallu monter tout ça au deuxième étage pour pouvoir enfin s’installer, prendre une douche et mettre des habits propres. Heureusement, j’avais eu la journée de la veille pour repérer la route et commencer à découvrir Melbourne.

Comment vous décrire ce sourire niais qui ne m’a pas quittée lors de ma première journée dans cette ville ? J’étais tellement heureuse d’être là que tout, même les choses les plus insignifiantes, me paraissait parfait ! Tout d’abord, il y a ce sentiment d’accomplissement. J’y suis, enfin ! Ce petit truc dans ta tête qui te dit « bah ouais ma vieille, jouer à la caissière pendant sept mois pour financer ce projet, c’était loin d’être passionnant, pas toujours facile, mais ça a payé ».

Pour découvrir une ville pour la première fois, chacun a sa tactique. Certains ouvrent leur guide et le suivent à la lettre. Moi, je laisse le guide de côté, je choisis une direction au hasard et je marche. Longtemps, sans savoir où je vais, mes jambes font le travail et je laisse mes yeux et mes oreilles vagabonder partout. Je découvre les bruits de la ville : le signal sonore indiquant aux piétons quand traverser, le bruit de ferraille qui accompagne le passage du tram, la musique qui s’échappe des cafés le long de la Yarra River. Je m’amuse de voir les pigeons côtoyer les mouettes ainsi que du mélange architectural, où les grands buildings modernes et les gratte-ciel laissent soudain place à des édifices datant du XIXème siècle. J’ai dû marcher quatre ou cinq heures ce jour-là, avant de rentrer me coucher, décalage horaire oblige. A la fin de la journée, une certitude : cette ville est agréable et tout va pour le mieux au pays des Bisounours !

Derniers réglages : TFN et identity check

Une fois arrivé en Australie, il n’y a plus que quelques petits détails à régler pour pouvoir être débarrassé de toutes les corvées administratives et commencer à vivre pleinement son aventure. Après m’être procuré tout ce qui est téléphonie et internet, je suis passée dans une agence de la Westpac pour procéder à la vérification d’identité. C’est on ne peut plus rapide. Pas besoin de rendez-vous, je me suis pointée comme une fleur à la réception de l’agence avec mon numéro de compte, mon passeport et mon permis de conduire. Le petit monsieur a enregistré toutes les informations nécessaires, a pris l’adresse que je lui donnais pour y envoyer ma carte bleue, et c’en est fini. Enfin presque, puisqu’il m’a rappelée dans l’après-midi car il avait oublié de me faire signer un papier. Ce n’est qu’un simple détail, j’y retournerai dès que je peux.

 

Il faut ensuite demander son TFN (Tax File Number). En plus d’être obligatoire, ce numéro vous permet de faire votre déclaration de revenus, de ne pas être taxé à 50% sur votre salaire et, une fois rentré au pays de récupérer une certaine somme d’argent, qui correspond, si je ne me trompe pas, à ce que vous aurez cotisé pour votre retraite en Australie. La demande se fait en ligne et ne prend que quelques minutes. Inutile d’essayer de prendre de l’avance et de la faire avant de partir, elle n’aboutira pas puisqu’il faut être sur le sol australien pour la faire. Une fois faite, le numéro vous est envoyé par courrier dans les trois semaines, à l’adresse que vous aurez indiquée dans le formulaire. Vous pouvez commencer à travailler avant d’avoir reçu votre TFN, puisque vous avez 28 jours pour le communiquer à votre employeur. Il devrait donc être arrivé dans ce délai.

Une fois tout ça terminé, il n’y a plus qu’à !

Le Jour-J

C’est le grand jour, le radio réveil se met en route. Après avoir passé une bonne partie de la nuit à faire ma valise, le sommeil n’a pas été très réparateur et mes yeux s’ouvrent comme ils peuvent . Puis je retrouve lentement l’usage de mon cerveau et là, on ne va pas se mentir, tu te poses quand même une question existentielle : mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? Partir seule au bout du monde sans trop savoir ce qui va nous arriver, si on va réussir à trouver du boulot, etc, ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable comme situation, donc forcément, on se pose des questions. Mais tout ça se dissipe très vite pour laisser place à l’excitation du départ et de toutes les aventures qui s’en suivront. Et elles ne tarderont pas !

Avion Paris-Doha

Le vol Paris-Doha se passe sans encombre, me donnant l’occasion de regarder deux navets et de constater que les repas dans les avions sont toujours aussi délicieux (n’y voyez là que de l’ironie). Puis vient l’escale, de nuit heureusement car le choc thermique se fait déjà bien sentir. Ça a été très rapide : un peu de bus, le passage de la sécurité, encore un peu de bus et me voilà déjà en train de prendre place auprès d’un jeune couple d’Italiens qui seront mes voisins pour les treize heures et quelques à venir. Pour eux aussi c’est le début d’une grande aventure, puisqu’ils se rendent à Melbourne avec un Visa étudiant dans le but de voir du pays et d’apprendre l’anglais. Treize heures de vol, c’est pénible, surtout quand l’aimable dame de devant baisse le dossier de son siège au maximum et ne le relève qu’au moment des repas, mais c’est le jeu et c’est pour la bonne cause. L’avion n’étant pas plein, j’avais repéré une place stratégique vers laquelle migrer après le décollage, histoire de pouvoir m’étaler autant que mes jambes et mes bras me le permettent, mais c’était trop optimiste de ma part. Evidemment, tout le monde a eu la même idée et toutes les places alléchantes avaient été prises d’assaut avant l’extinction du signal « attachez vos ceintures ».

Vers 21h15, heure locale, les lumières de Melbourne sont enfin apparues derrière les hublots, pour le plus grand bonheur des passagers. Enfin peut-être pas tous, car à voir les deux Italiens faire le signe de croix et fermer les yeux, j’en déduis qu’ils
ne sont pas très à l’aise avec l’atterrissage. Le pilote a fait son travail, ou alors les prières de mes voisins ont été entendues, allez savoir, mais quoiqu’il en soit, ça y est, je suis enfin sur le sol australien !

Il fallait bien quelque chose pour marquer le coup ! Me voilà donc devant les tapis à regarder défiler les bagages des uns et des autres. Ma valise arrive toujours la dernière, depuis la nuit des temps, ça ne rate jamais ! je m’arme donc de patience, de toutes façons je ne suis plus à une heure près. Mais plus j’attends… Plus j’attends. Je connais par coeur l’ordre des quelques valises de retardataires qui tournent en rond depuis déjà une demi-heure et une chose est sûre : la mienne n’y est pas. Une annonce est alors faite dans l’aéroport et oui, c’est bien mon nom qui a été appelé avec ce doux accent. Je me suis donc rendue au comptoir où on m’a expliqué que mon sac n’avait pas pris le vol et qu’il avait décidé de visiter un peu l’aéroport de Doha. L’escale a été si rapide qu’il n’a pas eu le temps de suivre. Tout ça me rappelle que j’ai définitivement une vraie poisse. Les deux Français qui ont pris les deux vols depuis Paris ont, eux, récupéré leurs bagages sans aucun problème. Depuis le temps que je prends l’avion, il fallait bien que ça m’arrive un jour, alors forcément, pourquoi pas là, pour bien commencer ? Bon, ce coup du sort m’a plutôt fait rire et me voilà arrivée à l’hôtel, avec 50$ de compensation et un pyjama douillet de la Qatar, pour me faire patienter jusqu’à la livraison de mon sac demain.

And so it begins !

 

Avant le départ


Si comme moi, vous êtes désormais l’heureux détenteur d’un WHV, à la vôtre, pour commencer ! Une fois le Visa fêté comme il se doit avec la famille et les copains, il faut commencer à préparer le départ. Et qui dit départ, dit vol. Le mieux pour les économies, c’est de prendre un aller-retour avec des dates flexibles. Les prix et les conditions dépendent évidement de la compagnie aérienne et du moment où vous partez. Ce n’est pas que je ne fais pas attention à mon porte-monnaie, mais j’ai préféré prendre un aller-simple. Après tout, on ne sait jamais, je serai peut-être rentrée au bout de deux mois, mais si jamais je voulais rester et que mon visa est renouvelé, je serai contente de ne pas avoir pris de billet retour. Je suis passée par l’agence e-australie et je pense avoir fait une bonne affaire puisque le billet m’a couté 606€ (comprenant 15€ d’assurance annulation). Ce sera donc la Qatar Airways direction Melbourne, avec une courte escale d’une heure et demie à Doha.

Avant le départ

Le site Australia-Australie m’a beaucoup aidée dans la préparation du voyage. Vous y trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posez, et même à celles que vous n’avez pas encore pensé à vous poser. Bref, vous l’aurez compris, c’est très complet. Pour ceux qui veulent déjà se mettre dans l’ambiance, vous pouvez vous rendre aux G’day Sundays, des réunions d’informations organisées tous les trois mois au Café Oz de Châtelet. Pour ça, il suffit de s’inscrire sur le site et de vous y rendre pour un bon moment de partage. Ne manquez surtout pas le tirage au sort avec de beaux lots à la clé : le billet d’avion offert, on ne crache pas dessus ! Encore faut-il être sacrément chanceux, ce qui n’est pas mon cas.

Il faut penser à résilier tous les contrats en cours : téléphone, internet, etc. Si vous comptez amener votre téléphone là-bas pour y mettre une carte sim australienne, pensez bien à le désimlocker avant de partir. Vous pouvez aussi suspendre votre ligne, si vous ne souhaitez pas la résilier, mais sachez que certains opérateurs limitent le temps de suspension à six mois par an par exemple. Pensez aussi à faire une procuration à la Poste pour permettre à un parent ou un ami de récupérer votre courrier pendant votre absence. Ça peut toujours servir.

Un autre point important, c’est l’assurance ! Il faut être fou (ou inconscient) pour s’engager dans une telle aventure sans couvrir ses arrières. Certains en ont fait les frais. Il y a pas mal de contrats pensés spécialement pour les détenteurs du WHV, à des prix tout à fait abordables. Des noms tels qu’ASFE, April International ou encore Travel Zen reviennent souvent sur internet. A vous de trouver  l’assurance qui vous convient le mieux ! Et puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, vous pouvez aussi aller faire un petit check-up chez le médecin, le dentiste et toute la compagnie avant de partir. Si vous suivez des traitements, soyez prévoyants et emmener des réserves. Les pharmacies ne délivrent normalement des médicaments que pour une durée de six mois maximum. Au-delà de ça, il faut demander une dérogation auprès de le Sécurité Sociale et vue l’impressionnante lenteur de tous les services administratifs français, mieux vaut s’y prendre en avance. Mesdemoiselles, à priori, pour la pilule, si votre gynécologue précise bien sur l’ordonnance que vous partez un an à l’étranger, le pharmacien devrait vous délivrer tout ce qu’il vous faut. Renseignez-vous quand même avant de partir.

Pour prendre un peu d’avance, vous pouvez ouvrir un compte en banque en ligne, avant de partir. J’ai choisi la Westpac. Il suffit de remplir un court questionnaire. Vous recevrez ensuite un mail qui vous informe de la réception de votre dossier, et celui de confirmation de l’ouverture du compte arrivera dans les deux jours qui suivent. En arrivant, vous n’aurez plus qu’à vous présenter dans une agence avec deux pièces d’identité pour que tout soit réglé.

Si vous avez votre permis et que vous prévoyez de prendre la route en Australie, n’oubliez pas de faire faire votre permis international. Pour cela, il faut vous rendre avec la lus grande patience dans votre préfecture. Le permis international ne remplace en aucun cas votre permis national, il n’en est qu’une traduction. Il faudra emporter les deux documents avec vous.

Une fois tout ces détails réglés, il ne vous reste plus qu’à partir !

Le Working Holiday Visa

Le premier pas à franchir, c’est de prendre une décision. Même si l’Australie vous titille, quitter une situation confortable pour aller vers l’inconnu sans trop de garanties, ça n’a jamais rassuré personne. Mais c’est ça qui est excitant, en plus de savoir que c’est un beau pays plein de ressources qui vous attend ! En ce qui me concerne, la décision n’a pas été trop longue à prendre. Je voulais retourner en Australie depuis longtemps, j’avais envisagé d’y finir mes études avant de trouver mon Master en France. Alors après un an à chercher en vain du travail, après avoir mis mon cheval à la retraite (oui, c’est un détail qui a son importance), j’étais sans attache et fin prête à m’envoler vers de nouveaux horizons.

drapeau australienLa demande du WHV se fait en ligne, en anglais, sur le site du gouvernement australien. C’est assez simple et vous êtes à priori presque sûr de l’obtenir. Il faut cependant répondre à certaines conditions comme avoir un passeport en cours de validité, avoir entre 18 et 30 ans au moment de la demande, être en dehors de l’Australie et avoir 5000 dollars australiens sur votre compte en banque pour pouvoir couvrir les frais du séjour, du moins pour le début. C’est dans votre intérêt, mais c’est aussi que le gouvernement australien aimerait éviter de voir sur ses trottoirs des mendiants venus de l’autre bout de la planète. Evidement, vous devez aussi être originaire d’un des pays partenaires et avoir un casier judiciaire blanc comme neige ! Le coût du visa est de 420$ et vous ne serez pas remboursés en cas de refus.

Lors de votre demande, vous devrez donner des informations basiques tels que vos nom, prénom, adresse, date de naissance, etc. Vous devrez aussi répondre à un questionnaire santé. Dans de rares cas, des examens complémentaires sont demandés. On vous demandera aussi votre date d’arrivée en Australie et le type de jobs que vous comptez faire. Ce sont des questions à titre purement indicatif alors pas de panique si vous ne savez pas encore. Mettez une date au hasard vers la période où vous souhaitez arriver. Si vous ne débarquez pas ce jour-là, il ne vous arrivera rien.

Une fois votre demande faite, vous recevrez un e-mail accusant de la réception de votre dossier et vous pourrez ensuite suivre l’avancée de votre dossier sur internet. Pour certains ça peut ne prendre que quelques heures et pour d’autres ça peut durer jusqu’à trois semaines. A chacun sa chance ! Dans mon cas, la demande a été faite un samedi et le Saint Graal a été validé le vendredi suivant. Vous recevrez là aussi un e-mail vous informant que vous pouvez sortir la bouteille de champagne du frigo et fêter ça. Enfin, chacun interprète le message comme il le veut…

Le WHV n’existe pas qu’en Australie. La Nouvelle-Zélande, le Japon, le Canada, Singapour, la Corée du Sud, Hong-Kong et l’Argentine s’offrent aussi à vous. Il y en a pour tous les goûts. Sachez néanmoins qu’il est plus facile d’obtenir un Visa pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande que pour le Canada par exemple, où des quotas limitent le nombre de chanceux.

Le WHV peut aussi être renouvelé une fois, pour ceux qui dépriment à l’idée de rentrer chez eux. Il y a cependant certaines conditions à respecter, mais pour le moment, on n’en est pas là.