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L’achat du van

Une maison roulante, c’est tout ce qu’il me manquait pour commencer un road trip en bonne et due forme. C’est chose faite ! Il y a un peu plus de quinze jours que j’ai acheté un van et que je ne le quitte plus !

Gus Gus

Nombreux sont les backpackers à acheter un véhicule pour parcourir le pays sans être dépendants des moyens de transport. Simple voiture, break (ou station wagon comme on les appelle ici), 4×4 ou encore campervan, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets ! Tout dépend des critères de chacun ! Certains préfèreront le côté économique de la voiture ou du break, qui laissent respirer votre porte-monnaie, aussi bien à l’achat que lors des nombreux pleins qui suivront, d’autres vont opter pour plus de confort en choisissant un van. Les bourlingueurs de première catégorie , quant à eux, pencheront pour un 4×4, histoire de ne rien manquer des contrées les plus éloignées et difficilement accessibles. Quelque soit le véhicule choisi, il aura ses inconvénients et ses avantages.

Lit Gus Gus

En préparant mon voyage, j’avais longtemps hésité entre le station wagon, économique et dans lequel il est possible de dormir, et le van. J’ai finalement opté pour le van, car mon voyage étant sensé durer plusieurs mois, je préférais avoir un minimum de confort et plus d’espace pour ranger mes affaires. Un van consomme beaucoup et ce sont généralement des véhicules assez vieux, affichant déjà au compteur quelques tours du pays. On sait quand on achète un de ces vieux tanks qu’il y aura inévitablement des réparations à faire à un moment donné, on espère juste que notre compagnon ne nous lâchera pas au fin fond du bush australien. C’est le jeu ! Je ne regrette pas mon choix, surtout après avoir observé un couple se débattre avec toutes leurs affaires et leur matériel pendant vingt bonnes minutes pour pouvoir réorganiser le petit espace que leur offrait leur break et pouvoir y installer leur lit.

Acheter ce genre de véhicule est très courant ici. Partout dans les auberges de jeunesse, vous trouverez un panneau d’affichage où les annonces se battent les unes avec les autres pour attirer l’attention de potentiels acheteurs. On peut aussi trouver des annonces sur Gumtree, l’équivalent de leboncoin.fr chez nous, ou sur des groupes Facebook créés par des backpackers pour des backpackers. Le mieux est de voir plusieurs vans, histoire de pouvoir comparer les prix et de trouver celui dont l’aménagement vous plaira le mieux. Comme d’habitude, je donne des conseils mais ne les suis pas, car je n’ai vu qu’un seul van. En vrai, je veux dire, car j’ai évidemment passé les dernières semaines à éplucher toutes les annonces pour voir ce qui me plaisait et ne me plaisait pas. D’ailleurs, j’étais tombée sur le van que j’ai acheté, mais je n’y avais pas prêté attention ! Trop vieux ! Trop de kilomètres ! Au début, je voulais passer par un revendeur qui promettait des garanties, plutôt rassurant quand on n’y connait rien et qu’on a qu’une peur : l’arnaque. Je me suis donc rendu chez Travellers Auto Barn à Melbourne, qui loue et vend des véhicules, mais il s’est avéré qu’aucun de leurs petits vans n’était à vendre et que seuls les gros étaient disponibles. De beaux vans, grands, dans lesquels on peut se tenir debout, équipés jusqu’au bout des roues, avec micro-ondes s’il vous plait, pour la modique somme de 12 000$ ! Tout est dit, je me débrouillerais donc comme tout le monde, en achetant à un particulier.

Intérieur Gus Gus

Je me suis donc décidée un jour à envoyer un message à un vendeur, mais celui-ci venait de partir vers Sydney car il n’arrivait pas à vendre son van à Melbourne. Il m’a tout de même donné le numéro d’un de ses amis, avec qui il avait voyagé, qui vendait également son van. J’ai donc pris contact avec Christophe et on s’est donné rendez-vous le lendemain, samedi, sur un parking. Caroline, une amie rencontrée à Melbourne est venue avec moi, deux avis valant mieux qu’un ! Au premier regard, ce van fait forcément sourire, grâce à sa petite touche personnelle : un gros lapin rose en peluche est attaché à l’avant. Nous avons fait le tour du van, regardé l’intérieur, l’extérieur et discuté avec son propriétaire. Sur le chemin du retour, une chose était sûre, on s’y voyait bien ! Reste toujours l’inconvénient de l’âge et des kilomètres, qui poseront peut-être problème pour la revente à la fin de mon aventure, mais en attendant, le van a l’air d’être en forme et d’avoir été bien entretenu, factures à l’appui. Ce n’est pas vraiment la bonne saison pour revendre un van à Melbourne car c’est l’automne et que tous les backpackers sont partis chasser le soleil plus au nord. Ce sera donc un problème pour moi quand le temps sera venu de revendre le van, mais pour cette fois-ci, ça joue en ma faveur puisque les prix baissent. Mis en vente à 6 900$ au départ, puis baissé à 5 900$ et enfin à 4 900$, j’ai acheté mon nouveau compagnon de route pour 4500$.

Le lundi matin, après ma dernière nuit à l’auberge, je suis allée directement à la banque pour retirer les sous et j’ai retrouvé Christophe dans l’après-midi. Nous avons fait les papiers, il m’a montré tout ce que je devais savoir, puis est venu le temps pour lui de partir vers l’aéroport pour la fin de ce qui a été une grande aventure. Inutile de préciser que comme à chaque fois que je vois un backpacker rentrer chez lui, j’ai un pincement au coeur car j’imagine ce qu’il laisse derrière lui, tout ce qui m’attend en somme et je pense au jour où ce sera mon tour. De la nostalgie avant l’heure, en gros. Après son départ, je me suis donc retrouvée toute seule avec mon nouveau carrosse, à la fois euphorique et pas très à l’aise. Il est de coutume de donner un petit nom à son van. Celui-ci s’est d’abord appelé Lara, nom de la ville où il avait été acheté par son premier backpacker, puis Van Pruneau, en référence à la ville d’origine de Christophe, Agen. Avec moi, ce sera Gus Gus le Manouche (Gus Gus suffira). Pourquoi ? Comme ça, j’avais envie.

Cuisine Gus Gus

Chaque véhicule doit passer par la case « registration« , l’équivalent de la carte grise en France. La « rego », de son petit nom est valable un an, ou par tranches de trois, six ou neuf mois selon les états. Chacun a ses règles. Dans le Victoria par exemple, comme dans la majorité des états d’ailleurs, pour pouvoir renouveler la rego, il faut que le véhicule passe un Road Worthy Certificate, une sorte de contrôle technique qui est valable un mois. Christophe avait fait passer le RWC au van environ dix jours avant l’achat et la rego de Gus Gus est bonne jusqu’à février 2015, je suis donc tranquille jusqu’à l’année prochaine. C’est très pratique car ça évite d’avoir trop de frais d’un coup (achat et registration). Je vous conseille d’acheter un véhicule qui a déjà passé le RWC, ça vous évitera de mauvaises surprises. Un ancien compagnon de chambre avait acheté une voiture à Sydney sans le RWC. Résultat : elle n’a pas passé le contrôle, il a donc acheté une voiture avec laquelle il ne peut pas rouler et qui est encore aujourd’hui garée quelque part à Sydney. L’état du Western Australia est connu pour avoir les regos les plus faciles à renouveler car il ne demande pas ce fameux RWC. Certains cherchent donc des voitures immatriculées dans cet état. Personnellement, je les évitais car le RWC est une sorte de garantie de sécurité, en théorie du moins. Les papiers de vente du véhicule sont en fait un transfert de registration. Il vous suffit une fois les papiers remplis de vous présenter au service concerné (VicRoads dans mon cas) pour effectuer le transfert. Vous y paierez au passage les taxes qui accompagnent l’achat. Celles-ci sont proportionnelles au prix du véhicule, alors évidemment nombreux sont ceux qui se mettent d’accord pour inscrire sur le papier un prix inférieur au prix réel, pour faire quelques économies au passage. C’est mal, mais le backpacker est souvent pauvre. Autre point à savoir, avec la rego, vous bénéficiez automatiquement de l’assurance obligatoire qui vous couvre au cas où vous auriez la malchance (ou la sordide idée) de renverser un piéton et de le blesser. Pour tout ce qui est matériel, vous n’êtes pas obligés de prendre une assurance mais c’est fortement conseillé. Quand on voit toutes les belles voitures qui roulent ici, on imagine le prix à payer en cas de dégâts. je n’ai pas encore fini de m’occuper de cette assurance mais je ferai un point lorsque ce sera fait. Rassurez-vous, le point final de cet interminable article arrive. Cela faisait longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles alors je compense en écrivant trop. L’effet Gus Gus, probablement !

 

Un point sur le téléphone

Il y a quelques temps, j’avais écrit un article sur les opérateurs téléphoniques les plus répandus en Australie et j’avais précisé avoir choisi Telstra. Il est donc temps de faire un rapide point à ce sujet, car après avoir utilisé mes 30$ de crédit en trois jours, je m’étais empressée de changer d’opérateur pour prendre quelque chose de plus adapté à mes besoins.

optusSi pour internet, j’ai gardé ma clé 4G Telstra, coté téléphone, je me suis tournée vers Optus et son “Optus Prepaid Social 4G Ready”. Il s’agit d’un système prépayé pour lequel j’ai payé 30$ et qui me donne droit à des sms illimités vers les mobiles australiens, à 250 minutes d’appel au niveau national et à l’étranger (23 pays en réalité, dont la France fait partie), à des appels gratuits vers les mobiles Optus, à un accès illimité aux réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter et à un accès internet de 500MB. Ceci est valable 28 jours et vous pouvez aussi choisir de le prendre à 40$, 50$, 70$ ou 100$, auxquels cas, vous vous en doutez, les temps d’appel et autres services sont plus importants. La couverture réseau est certes moins bonne que celle de Telstra,mais après tout, je pourrai toujours changer à nouveau avant de partir dans des contrées plus lointaines.

Attention, lorsque vous rechargez votre crédit parce que vous n’avez plus d’internet par exemple, les minutes d’appel qu’il vous restait seront perdues. Je parle en connaissance de cause. Mais maintenant que la mémoire me revient, il me semble bien que la vendeuse de chez Optus m’avait dit qu’il était possible de recharger uniquement ce dont on a besoin, comme l’internet par exemple. Et si jamais j’ai rêvé et que ce n’est pas le cas, que vous ne pouvez pas attendre, alors pensez bien à appeler tout votre répertoire avant de recharger, pour ne pas perdre de précieuses minutes de communication.

Le téléphone en Australie

Chacun a ses priorités. Une des miennes en arrivant était de me procurer une carte sim australienne et de quoi pouvoir me connecter à internet à tout moment. Evidemment, c’est une façon de parler, car quand je serai au fin fond du bush, allez savoir ce qu’il en sera de la couverture réseau. Je ne suis pas très optimiste sur la question. Avoir un numéro australien me parait indispensable. Ça évite de dilapider son forfait français en deux sms et trois clics Facebook, pour commencer, mais c’est aussi et surtout pour pouvoir chercher du travail, une colocation, se renseigner sur un van à vendre, appeler sa banque, etc. En Australie, comme en France ou ailleurs, vous pouvez choisir entre différents opérateurs, différents forfaits ou systèmes de cartes prépayées.

TelstraIci (comprenez en Australie désormais), les trois opérateurs principaux sont Telstra, Optus et Vodaphone. Telstra, c’est un peu le vieux de la vieille de l’opérateur téléphonique, comme Orange chez nous. C’est l’opérateur qui a la plus grande couverture réseau, mais également les prix les plus élevés. Optus propose une couverture moins importante mais néanmoins très correcte, à des prix plus attractifs que ceux de Telstra. Vodafone, pour finir, sera parfait pour les plus petits budgets, mais vous l’aurez deviné, la couverture réseau est plus limitée. Tout dépend donc de ce que l’on recherche. Optus me semble être le choix le plus judicieux puisque les prix sont intéressants et que la couverture tient tout à fait la route.

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais, c’est vers Telstra que je me suis tournée. Pour pouvoir tenir ce blog le mieux possible et également par peur de me retrouver en panne au milieu de nulle part, sans réseau pour pouvoir appeler de l’aide, j’ai opté pour la couverture la plus sûre. Mon porte-monnaie le regrettera peut-être par la suite, mais c’est fait. Le système de carte prépayée, que j’ai adopté , est le plus utilisé par les PVTistes (PVT = Programme Vacances Travail) qui veulent éviter tout engagement. Pour internet, j’ai acheté une clé 4G et l’affaire est réglée. Si vous logez dans des Auberges de jeunesse, vous pourrez avoir accès au wifi à des prix très corrects (4$ pour une journée où je suis actuellement), mais il ne faut pas être trop pressé, ça rame !