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Touriste à Melbourne

Voilà deux semaines que je suis à Melbourne et pour ne rien vous cacher, je me la coule douce ! L’avantage d’économiser avant de partir, c’est qu’en arrivant, il n’y a pas le feu au lac !

Melbourne by night

La situation n’est pas parfaite non plus car je suis un peu bloquée. La banque en France a mis un certain temps à enregistrer mon compte australien comme bénéficiaire et sans bénéficiaire, pas de transfert possible. Une fois ce problème réglé, j’ai donc tenté de faire un virement, mais cette fois-ci, impossible car le plafond était dépassé. Très bien, j’ai eu la banque au téléphone pour me renseigner avant de partir, je leur avais parlé de la somme que je comptais transférer, mais pensez-vous qu’on m’aurait prévenue qu’il y avait un plafond ? Non évidemment. Je vous passe les détails des autres petits couacs de cette histoire et de ces banquiers qui vous font tourner en bourrique, mais j’ai donc été obligée de faire mon virement en deux fois, y laissant à chaque passage 13,50€ de frais. Tous mes sous ne sont arrivés qu’aujourd’hui sur mon compte en banque australien, ça y est, je suis sauvée ! Et bien non ! J’attends encore ma carte bleue australienne ! Elle aurait dû arriver la semaine dernière si le petit monsieur à lunettes n’avait pas oublié de me faire signer un papier. C’était son troisième jour de travail, il était fort sympathique, je ne lui en veux pas. Et maintenant ce n’est qu’une question d’un ou deux jours, ça devrait aller avec ce qu’il me reste de ma petite liasse de départ. Une fois que j’aurai toutes les cartes en main, ou du moins la plus importante, je pourrai enfin vivre une vie de débauche sans foi ni loi, dormir à l’hôtel et passer mes nuits entières au casino ! Crédible ? Non, je sais mais ça valait le coup d’essayer.

Parlement du Victoria

Parlement du Victoria

Vous vous en doutez, la vie du backpacker (c’est le petit nom qu’on donne à nous autres pauvres vagabonds et bourlingueurs qui voyageons avec nos maisons sur le dos) est toute autre. S’il y a bien une chose qu’on fait tous, c’est surveiller et compter notre argent. J’ai donc passé ces deux dernières semaines à arpenter la ville et visiter quelques centres d’intérêt, à condition qu’ils soient gratuits. Les visites payantes, je les ferai, mais quand j’aurai ma carte, on en revient toujours au même. C’est donc en touriste au petit budget que je découvre la ville. Le matin, je croise ceux qui partent au travail, bien apprêtés et je me sens plus pouilleuse que jamais avec mon vieux gilet, mon sac à dos et mes chaussures à pompons ! Rassurez-vous, si mon sac à dos et mes pompons me quittent rarement, je fais quand même l’effort de changer mon gilet et le reste de mes vêtements. Faire la touriste, ça veut dire prendre le tram qui fait le tour de la ville gratuitement et ne rien entendre aux informations données parce que les Chinois derrière ne font que crier (cliché, je sais, mais tellement vrai) ! C’est aussi visiter le Parlement du Victoria et y discuter avec une Allemande qui après avoir été jeune fille au pair en Nouvelle-Zélande pendant dix mois, se paie des petites vacances en Australie avant de rentrer au pays. C’est se promener dans ces immenses parcs à plusieurs endroits de la ville, pour oublier qu’on est en ville justement et se croire dans la jungle, l’espace d’un instant aux Royal Botanic Gardens par exemple. C’est aller se balader à St Kilda, dans le sud de Melbourne, qui à cette époque de l’année me fait penser aux plages du sud de l’Angleterre, les palmiers en plus, mais surtout les pingouins, qui rentrent se nicher au creux des rochers en fin de journée. Faire la touriste, c’est aussi s’extasier dans la Trobe Reading Room de la State Library of Victoria, car oui, j’aime les livres et je n’apprécie pas les bibliothèques que pour leur wifi gratuit. C’est également aller faire quelques emplettes au Queen Victoria Market ou s’amuser de voir pour la première fois de sa vie un coin enfants dans une église : avec dinette, s’il vous plait !

Pinguoin

Melbourne propose plein de belles choses à voir. Je ne les ferai sûrement pas toutes mais j’essaie de profiter au maximum. C’est une ville qui se veut culturelle, où l’art, la mode et la gastronomie sont pris au sérieux. Certaines mauvaises langues diront qu’elle souffre d’un complexe d’infériorité par rapport à sa grande rivale Sydney. Il s’agit tout simplement de deux villes différentes où les modes de vie ne se ressemblent pas. Si je trouve qu’il est agréable d’y vivre, j’ai tout de même hâte de prendre la route. Je suis encore indécise pour la suite. Il serait plus sage de trouver du travail ici avant de partir pour augmenter la marge de sécurité financière et entamer la Great Ocean Road en mode « vacances », mais l’appel de l’aventure sera peut-être gagnant. Tout dépendra en fait du prix du van, des assurances et des économies qui y survivront.

 

Derniers réglages : TFN et identity check

Une fois arrivé en Australie, il n’y a plus que quelques petits détails à régler pour pouvoir être débarrassé de toutes les corvées administratives et commencer à vivre pleinement son aventure. Après m’être procuré tout ce qui est téléphonie et internet, je suis passée dans une agence de la Westpac pour procéder à la vérification d’identité. C’est on ne peut plus rapide. Pas besoin de rendez-vous, je me suis pointée comme une fleur à la réception de l’agence avec mon numéro de compte, mon passeport et mon permis de conduire. Le petit monsieur a enregistré toutes les informations nécessaires, a pris l’adresse que je lui donnais pour y envoyer ma carte bleue, et c’en est fini. Enfin presque, puisqu’il m’a rappelée dans l’après-midi car il avait oublié de me faire signer un papier. Ce n’est qu’un simple détail, j’y retournerai dès que je peux.

 

Il faut ensuite demander son TFN (Tax File Number). En plus d’être obligatoire, ce numéro vous permet de faire votre déclaration de revenus, de ne pas être taxé à 50% sur votre salaire et, une fois rentré au pays de récupérer une certaine somme d’argent, qui correspond, si je ne me trompe pas, à ce que vous aurez cotisé pour votre retraite en Australie. La demande se fait en ligne et ne prend que quelques minutes. Inutile d’essayer de prendre de l’avance et de la faire avant de partir, elle n’aboutira pas puisqu’il faut être sur le sol australien pour la faire. Une fois faite, le numéro vous est envoyé par courrier dans les trois semaines, à l’adresse que vous aurez indiquée dans le formulaire. Vous pouvez commencer à travailler avant d’avoir reçu votre TFN, puisque vous avez 28 jours pour le communiquer à votre employeur. Il devrait donc être arrivé dans ce délai.

Une fois tout ça terminé, il n’y a plus qu’à !

Avant le départ


Si comme moi, vous êtes désormais l’heureux détenteur d’un WHV, à la vôtre, pour commencer ! Une fois le Visa fêté comme il se doit avec la famille et les copains, il faut commencer à préparer le départ. Et qui dit départ, dit vol. Le mieux pour les économies, c’est de prendre un aller-retour avec des dates flexibles. Les prix et les conditions dépendent évidement de la compagnie aérienne et du moment où vous partez. Ce n’est pas que je ne fais pas attention à mon porte-monnaie, mais j’ai préféré prendre un aller-simple. Après tout, on ne sait jamais, je serai peut-être rentrée au bout de deux mois, mais si jamais je voulais rester et que mon visa est renouvelé, je serai contente de ne pas avoir pris de billet retour. Je suis passée par l’agence e-australie et je pense avoir fait une bonne affaire puisque le billet m’a couté 606€ (comprenant 15€ d’assurance annulation). Ce sera donc la Qatar Airways direction Melbourne, avec une courte escale d’une heure et demie à Doha.

Avant le départ

Le site Australia-Australie m’a beaucoup aidée dans la préparation du voyage. Vous y trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posez, et même à celles que vous n’avez pas encore pensé à vous poser. Bref, vous l’aurez compris, c’est très complet. Pour ceux qui veulent déjà se mettre dans l’ambiance, vous pouvez vous rendre aux G’day Sundays, des réunions d’informations organisées tous les trois mois au Café Oz de Châtelet. Pour ça, il suffit de s’inscrire sur le site et de vous y rendre pour un bon moment de partage. Ne manquez surtout pas le tirage au sort avec de beaux lots à la clé : le billet d’avion offert, on ne crache pas dessus ! Encore faut-il être sacrément chanceux, ce qui n’est pas mon cas.

Il faut penser à résilier tous les contrats en cours : téléphone, internet, etc. Si vous comptez amener votre téléphone là-bas pour y mettre une carte sim australienne, pensez bien à le désimlocker avant de partir. Vous pouvez aussi suspendre votre ligne, si vous ne souhaitez pas la résilier, mais sachez que certains opérateurs limitent le temps de suspension à six mois par an par exemple. Pensez aussi à faire une procuration à la Poste pour permettre à un parent ou un ami de récupérer votre courrier pendant votre absence. Ça peut toujours servir.

Un autre point important, c’est l’assurance ! Il faut être fou (ou inconscient) pour s’engager dans une telle aventure sans couvrir ses arrières. Certains en ont fait les frais. Il y a pas mal de contrats pensés spécialement pour les détenteurs du WHV, à des prix tout à fait abordables. Des noms tels qu’ASFE, April International ou encore Travel Zen reviennent souvent sur internet. A vous de trouver  l’assurance qui vous convient le mieux ! Et puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, vous pouvez aussi aller faire un petit check-up chez le médecin, le dentiste et toute la compagnie avant de partir. Si vous suivez des traitements, soyez prévoyants et emmener des réserves. Les pharmacies ne délivrent normalement des médicaments que pour une durée de six mois maximum. Au-delà de ça, il faut demander une dérogation auprès de le Sécurité Sociale et vue l’impressionnante lenteur de tous les services administratifs français, mieux vaut s’y prendre en avance. Mesdemoiselles, à priori, pour la pilule, si votre gynécologue précise bien sur l’ordonnance que vous partez un an à l’étranger, le pharmacien devrait vous délivrer tout ce qu’il vous faut. Renseignez-vous quand même avant de partir.

Pour prendre un peu d’avance, vous pouvez ouvrir un compte en banque en ligne, avant de partir. J’ai choisi la Westpac. Il suffit de remplir un court questionnaire. Vous recevrez ensuite un mail qui vous informe de la réception de votre dossier, et celui de confirmation de l’ouverture du compte arrivera dans les deux jours qui suivent. En arrivant, vous n’aurez plus qu’à vous présenter dans une agence avec deux pièces d’identité pour que tout soit réglé.

Si vous avez votre permis et que vous prévoyez de prendre la route en Australie, n’oubliez pas de faire faire votre permis international. Pour cela, il faut vous rendre avec la lus grande patience dans votre préfecture. Le permis international ne remplace en aucun cas votre permis national, il n’en est qu’une traduction. Il faudra emporter les deux documents avec vous.

Une fois tout ces détails réglés, il ne vous reste plus qu’à partir !