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Rip Curl Pro 2014

Le surf, c’est un de mes dadas ! Même si je ne suis que débutante, je suis ce sport du mieux que je peux, veillant la nuit pour regarder les compétitions en live sur mon ordinateur. Alors évidemment, être à Melbourne pendant que se tenait le Rip Curl Pro et ne pas y aller, ça aurait été pécher !
Rip Curl Pro Bells Beach

Dimanche dernier donc, réveil matinal en essayant de ne pas faire trop de bruit pour que les autres occupants de la chambre restent dans les bras de Morphée. Mission accomplie ! Premier reflex : se connecter sur le site de l’évènement pour voir si les surfeurs se mettront ou pas à l’eau aujourd’hui. Tout dépend des vagues. Si le statut était en stand-by à mon réveil, il n’a pas tardé à être mis à jour : « the contest is on » ! Oserais-je dire que l’annonce de la validation de mon Visa m’a fait le même effet ? Pourtant, ce n’est pas si loin de la vérité et croyez-moi, si j’avais été un peu plus familière avec mes voisins de chambrée, je me serais permis un petit cri de joie pour leur faire part de mon contentement ! Je m’étais dit qu’un jour, j’irai assister à une de ces compétitions. Mais je m’imaginais faire ça dans le sud-ouest de la France à l’occasion du Quiksilver Pro. Aller à Bells Beach, c’est bien plus classe !

Bells Beach est une plage bien connue des surfeurs, tout près de Torquay, la mecque du surf !  J’avais pensé à profiter de cette journée pour visiter le musée consacré à ce sport, mais le temps m’a manqué et de toutes façons, une chose est sûre, je serai de retour à Torquay tôt ou tard puisque c’est la ville qui marque officiellement le début de la mythique Ocean Road. Torquay, ce n’est pas ce qu’on appelle une ville voisine de Melbourne, puisqu’elle se situe à une centaine de kilomètres au sud. Cent kilomètres en Australie, ce n’est rien me direz-vous, mais tout de même, pour y aller en transports, il faut être assez motivé. Me voilà donc dans le train, un livre à la main. En route depuis une quinzaine de minutes, je relève les yeux pour regarder par la fenêtre et me mettrait bien une claque : tu es en Australie, qu’est-ce tu fais le nez dans un bouquin ? Et oui, on est déjà loin de Melbourne et le paysage qui s’offre à moi n’a plus rien de citadin. Dehors : des grandes plaines, des moutons, des vaches et des fermes. On pourrait faire la même description de nos campagnes françaises et pourtant ça n’a rien à voir. Le paysage australien a une identité bien à lui et je m’en régale. Une heure de train plus tard, je suis arrivée à Geelong, pour y prendre le bus qui amène à Torquay. Parmi les passagers, aucun doute que la majorité se rend à Bells Beach. La conductrice porte des oreilles de lapin sur la tête, quoi de plus normal, c’est Pâques ! Elle nous a déposé au magasin Rip Curl où une navette gratuite est venue nous chercher pour nous amener jusqu’à la plage, véritable lieu de pèlerinage ces jours-ci.

Le surfeur Kolohe Andino à Bells Beach

Le surfeur Kolohe Andino à Bells Beach

L’entrée est à 8$, on m’attache un bracelet Rip Curl au poignet et c’est parti, je me dirige vers la fourmilière. Le haut parleur diffuse les voix des commentateurs, il y a deux écrans géants et plusieurs tribunes en hauteur. Chacun n’a qu’à choisir son point de vue, à condition bien sûr d’y trouver de la place. J’ai essayé les différents endroits, histoire de faire ma petite marche quotidienne et de découvrir tous les recoins du lieu. Finalement j’ai pris le petit chemin qui descendait vers la plage, pour voir les choses de plus près. La plage n’est pas grande et tout le monde s’y installe comme il peut. Ceux qui sont les plus près de l’eau se font régulièrement surprendre par des vagues qui montent un peu plus haut et c’est un spectacle assez amusant que de les voir se lever d’un coup, attraper ce qu’ils peuvent et s’éloigner de l’eau avant d’y tremper les orteils. Sans faire attention, je me suis postée juste à côté de l’endroit où les surfeurs passent pour aller à l’eau et en revenir. Bon choix (même si c’était un hasard), j’ai vu du beau monde ! Il y avait un peu de vent, histoire de faire oublier le soleil qui cognait quand même un peu. Mais les Australiens sont prévoyants et il y avait un petit bidon de crème solaire accessible à tous. Une belle petite attention du Cancer Council, dans un pays où le soleil fait des ravages ! Après plusieurs heures passées sur le site, il était malheureusement temps pour moi de rentrer, histoire de ne pas rater le dernier bus de la journée et d’arriver à bon port après cette belle journée !

A l’heure où j’écris, la compétition est terminée. La finale a eu lieu aujourd’hui et c’est l’Australien Mick Fanning, champion du monde 2013 qui l’a emporté chez les hommes. Du côté féminin, c’est l’Hawaïenne Carissa Moore qui a décroché la victoire.