Monthly Archives: mai 2014

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Un point sur le téléphone

Il y a quelques temps, j’avais écrit un article sur les opérateurs téléphoniques les plus répandus en Australie et j’avais précisé avoir choisi Telstra. Il est donc temps de faire un rapide point à ce sujet, car après avoir utilisé mes 30$ de crédit en trois jours, je m’étais empressée de changer d’opérateur pour prendre quelque chose de plus adapté à mes besoins.

optusSi pour internet, j’ai gardé ma clé 4G Telstra, coté téléphone, je me suis tournée vers Optus et son “Optus Prepaid Social 4G Ready”. Il s’agit d’un système prépayé pour lequel j’ai payé 30$ et qui me donne droit à des sms illimités vers les mobiles australiens, à 250 minutes d’appel au niveau national et à l’étranger (23 pays en réalité, dont la France fait partie), à des appels gratuits vers les mobiles Optus, à un accès illimité aux réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter et à un accès internet de 500MB. Ceci est valable 28 jours et vous pouvez aussi choisir de le prendre à 40$, 50$, 70$ ou 100$, auxquels cas, vous vous en doutez, les temps d’appel et autres services sont plus importants. La couverture réseau est certes moins bonne que celle de Telstra,mais après tout, je pourrai toujours changer à nouveau avant de partir dans des contrées plus lointaines.

Attention, lorsque vous rechargez votre crédit parce que vous n’avez plus d’internet par exemple, les minutes d’appel qu’il vous restait seront perdues. Je parle en connaissance de cause. Mais maintenant que la mémoire me revient, il me semble bien que la vendeuse de chez Optus m’avait dit qu’il était possible de recharger uniquement ce dont on a besoin, comme l’internet par exemple. Et si jamais j’ai rêvé et que ce n’est pas le cas, que vous ne pouvez pas attendre, alors pensez bien à appeler tout votre répertoire avant de recharger, pour ne pas perdre de précieuses minutes de communication.

Les auberges de jeunesse

Partir en voyage pendant un an implique inévitablement quelques séjours dans ces “hostels”. Mon expérience des auberges de jeunesse se limitait jusque-là à celles d’Angleterre, que j’ai fréquentées à plusieurs reprises, mais une chose est sûre : ici, rien à voir !

En Australie, les hostels sont faits pour qu’on puisse y vivre, car nous sommes nombreux à y rester pendant un certain temps. On y trouve donc une cuisine et une salle à manger avec de grands frigos et des placards pour que chacun puisse y laisser sa nourriture et se faire à manger. Vous pouvez y entendre parler anglais avec de nombreux accents différents, signe que ce sont vraiment des lieux regroupant des gens du monde entier. Ceux que l’on retrouve le plus sont les Asiatiques (je ne saurais dire de quels pays exactement), les Anglais, les Allemands et les Français, sans aucun doute.

cuisine-auberge

Je suis toujours dans la même chambre depuis le début et j’espère ne pas avoir à en changer, maintenant que j’y suis installée. Installée c’est un bien grand mot. Les chambres ont des airs de jungle où les vêtements et les serviettes pendent sur les barreaux des lits de manière assez peu ordonnée. Par terre, le sol ressemble à celui de ma chambre en France : tout y est entassé et poussé sur les côtés pour y laisser un espace de circulation jusqu’aux lits du bout. Là-dedans, chacun trouve un petit espace pour y poser sa valise ou son sac à dos et s’organise comme il le peut. L’alcool est interdit dans les chambres, alors forcément, les poubelles sont pleines de bouteilles vides.

Est-ce qu’on y dort bien ? Je ne sais plus de quand date ma dernière nuit où rien n’est venu troubler mon sommeil ! C’est le jeu, le prix est accessible, mais il faut faire avec les nuisances sonores ! La rue, pour commencer, est très bruyante. Ensuite il y a les allées et venues des habitants, la lumière, les lits qui grincent et surtout, les odeurs de pieds, de fenec et les ronfleurs ! Une merveille ! Et pourtant, c’est une vie assez amusante, le tout est de savoir que ce ne sera pas comme ça durant toute l’année. La technique pour survivre, c’est de faire partie des semeurs de trouble. C’est cruel, je sais, mais ça se passe bien mieux les jours où je fais partie des couche-tard et de ceux qui décident de regarder un film à une heure du matin.

chambre-auberge

Vivre dans une auberge de jeunesse, c’est être témoin de moments assez spéciaux. Le débarquement des ronfleurs chinois, l’autre soir, nous a valu une nuit peu reposante. A 19h, les cinq hommes dormaient déjà, ronflant de tout leur coeur. Un d’eux s’est levé plusieurs fois dans la nuit, sans oublier à chaque fois de remettre sa chapka sur la tête, sa veste en cuir et son appareil photo autour du cou. Expédition photographique aux toilettes ou technique anti-vol ? L’histoire ne le dit pas. Une autre nuit, c’est un homme d’une quarantaine d’années qui a débarqué assez tard, vêtu de son costume de travail, tel un pingouin et qui s’est lentement avancé dans le noir, toujours à l’image de cet animal, balançant d’une jambe sur l’autre, couvrant à chaque pas un nombre de centimètres assez limité, pour enfin venir s’échouer sur son lit, tout habillé, les chaussures vernies toujours aux pieds et se mettre à ronfler au point que tous les autres aient soudain des envies de meurtre. Heureusement le Tasmanien qui dormait juste au dessus est venu détendre l’atmosphère en jurant dans son sommeil, nommant je ne sais quelle jeune fille par des petits noms pas très catholiques. Il ne faut pas non plus oublier de parler de ces deux dindes allemandes qui partagent ma chambre depuis bien trop de jours déjà et qui ne font que glousser et parler à haute voix à toute heure du jour ou de la nuit, se moquant bien du dérangement que cela peut causer aux autres habitants. Cela n’a pas manqué de provoquer un remake de la guerre 39-45 entre ces bécasses et une amie française qui a dormi ici ce weekend. Conflit qui a payé, à en croire par le silence qui a suivi et la découverte magnifique que nous avons faite : oh miracle, elles savent donc chuchoter ! Telles sont les nuits dans nos dortoirs !

Et si on parlait des vols ? C’était ma grande angoisse mais je me suis un peu détendue en arrivant. A en juger par tous les téléphones, ordinateurs et autres objets de valeur qui trainent dans les chambres, le risque ne doit pas être si grand. Toujours est-il qu’il existe. On aimerait d’ailleurs dire au jeune homme qui a laissé un mot dans la cuisine, que s’il veut revoir son appareil photo dernier cri et son Mac Book, à priori mystérieusement “perdus”, il va falloir offrir un peu plus que 1500$ de récompense, car celui qui a miraculeusement “trouvé” le précieux trésor pourra récupérer une somme bien plus importante que celle-ci s’il revend les objets. Quoiqu’il en soit, ma valise est cadenassée, c’est une petite sécurité qui ne coûte rien !